Ateliers pour enfants: « L’Attention ça marche »

 

8 séances le lundi à 17h30 pour les enfants de 5-7 ans.
8 séances le jeudi à 18h pour les enfants de 8-11 ans

Lieux et horaires pour 2022

8 séances dès le lundi 5 septembre 2022 à 17h30
Première séance avec parents
8 séances dès le jeudi 1 septembre 2022 à 18h
Première séance avec parents

200.-frs la session

Inscription à la prochaine session

 Durant les ateliers, les enfants apprennent à découvrir ce qu’est l’attention, avec la curiosité d’un détective. Au fur et à mesure des séances, les enfants s’entraînent à diriger, à stabiliser leur attention, dans une attitude bienveillante. Ils se familiarisent avec leur univers intérieur, en apprenant à réfréner leur habitude de juger ce qu’ils (ou ce que les autres) pensent, ressentent ou vivent. Ils apprennent  à s’accommoder du calme comme de l’agitation, aux moments où ils apparaissent. Ils développent également une certaine distance vis-à-vis des pensées et sentiments pénibles, sans les refouler et ni se laisser entraîner par eux, mais au contraire à leur accorder tout simplement une attention bienveillante.

L’attention a quatre fonctions principales: L’alerte, l’attention soutenue, l’attention divisée, l’attention sélective. Dans les exercices travaillés lors des ateliers, l’attention est parfois centrée sur un objet (souvent la respiration) et déplacée avec souplesse à un autre objet (une sensation) pour s’ouvrir au monde environnant.

Du livre "les petites bulles de l'attention" de J.P. Lachaux

                             Différents systèmes Attentionnels

En 2022 une véritable éducation à l’attention est indispensable, des exercices existent depuis la nuit des temps. Ils sont remis au goût jour avec la Pleine Conscience.

Une véritable éducation à l’attention est indispensable.

On peut distinguer trois systèmes attentionnels

nos habitudes,   nos émotions  et  nos intentions conscientes et volontaires.

Considérons nos habitudes pour commencer. Nous disposons, dans nos cortex sensoriels (par exemple dans le cortex pariétal, à l’arrière du cerveau) et dans nos régions sous-corticales, de neurones capables de détecter rapidement des événements saillants, c’est-à-dire potentiellement et habituellement importants : le gyrophare d’une ambulance dans le rétroviseur, par exemple, ou une tour dans un paysage urbain. Ces neurones, fortement connectés à leurs voisins, gardent en mémoire des associations perception-action familières, telles que « verre d’eau »-« boire », « stylo »-« dessiner », « bip réception »-« lire SMS », etc. Ce système de réactions stéréotypées à l’environnement est ainsi constitué d’associations réflexes qui permettent de répondre très rapidement à un stimulus. Il s’agit-là d’un puissant mécanisme de distraction qui peut faire dévier l’attention en une fraction de seconde : par exemple vers une affiche publicitaire en arrivant sur le quai du métro.

Les émotions constituent le deuxième facteur qui joue sur l’attention. Notre système limbique (au cœur du cerveau) enregistre en effet en permanence des associations entre ce que nous faisons ou percevons et ce que nous ressentons. Selon que le ressenti sera agréable ou non, il donne une certaine valeur à cette association. C’est la fonction principale du circuit de récompense, par exemple, qui va encourager tout comportement d’approche vers ce qui nous est agréable, notamment pour y verrouiller l’attention. Ces mécanismes sont bien connus du secteur de la publicité, lequel associe des images ou des mots agréablement connotés à des produits et services pour rendre les marques attirantes. L’irruption d’un événement « chargé » positivement ou négativement constitue donc un « vent violent », susceptible de détourner notre attention du cap initialement fixé. Dans les jeux video, nous sommes hyper focalisés et stimulés. C’est difficile, une fois la console éteinte, de se concentrer sur ses cours ou d’autres activités moins excitantes pour son circuit de récompense.

Un bon apprentissage de la concentration doit permettre à l’attention de se stabiliser.

Comment renforcer notre attention ?

L’une des clés de la maîtrise de l’attention est d’abord de prendre conscience de ces facteurs de distraction et de revenir à l’objectif. Pour prendre une analogie, on peut dire que la stabilisation de l’attention peut bénéficier d’une forme de sens de l’équilibre : lorsque je marche sur une poutre, par exemple, je dois ressentir les forces qui peuvent me déséquilibrer et les compenser par petites touches. Comme l’équilibre, une bonne attention est donc une question de maîtrise de soi. Elle dépend de la capacité à ressentir très tôt les contraintes exerces par les « distracteuérs » afin de les relâcher doucement.

C’est pourquoi on peut parler de « sens de l’équilibre attentionnel » pour désigner cette capacité. On peut aussi songer au marin qui barre son voilier dans la bonne direction grâce à une bonne connaissance et un bon ressenti des forces qui contraignent son bateau (vents et courants).

Ce faisant, nous nous appuyons sur notre système exécutif. Situé dans le lobe frontal, celui-ci stabilise la perception sur l’information la plus pertinente et aide à choisir l’action adéquate.

Vous ne pouvez pas contrôler le vagues, mais vous pouvez apprendre à surfer, c’est cela l’objectif des exercices d’attention.

Enfin, le système exécutif est lui-même divisé : il doit le plus souvent arbitrer entre plusieurs objectifs. Ce qui complique la prise de décision.

La concentration consiste à maintenir continuellement actifs les neurones qui gardent en mémoire notre intention du moment (ce que nous cherchons à faire). Ce qui suppose que celle-ci ait été clairement définie ! Pour faciliter la tâche de ces neurones, on aura donc tout intérêt à privilégier des intentions concrètes et surtout à court terme, car l’activité de ces neurones est extrêmement volatile. En clair, si vous souhaitez rester concentré, n’hésitez pas à découper votre objectif final vague et lointain comme:  « faire mes devoirs » en mini-objectifs de quelques minutes tout au plus, par exemple: « lire l’énoncé du premier exercice en visualisant ce qu’il décrit » etc…

Aller de l’abstrait au concret et à un niveau plus complexe, les objectifs peuvent aussi être définis. Si par exemple je veux écrire un livre sur l’attention, je peux par exemple:

a) définir des plages horaires de rédactions dans la semaine.

b) faire un plan

c) relire mes ouvrages de références ( bibliographies à choisir)

d) relire à haute voix pour corriger les incohérences

Et il n’y a plus qu’à suivre chaque étape, comme un général d’armée déléguant les différentes tâches à faire. Cette organisation est efficace pour palier aux distractions de toutes sortes et bien se concentrer sur la tâche du moment.

Quand l’attention nous échappe.

Notre cerveau est généralement le théâtre d’ une lutte sans merci entre les trois systèmes qui viennent d’être décrits – animés par nos habitudes, nos émotions et nos intentions conscientes. Il ne faut donc pas s’étonner que ces dernières ne gagnent pas toujours la partie, surtout quand notre cortex préfrontal est affaibli.

Ce qui arrive dans le cas de troubles déficitaires de l’attention, des addictions, de lésions cérébrales, ou tout simplement en situation de stress ou de fatigue.

Pour éviter ce type de dilemme, une fois encore, il est confortable de se créer des « bulles de concentration », focalisées sur un seul objectif concret pendant une durée courte et fixée à l’avance. Chaque activité de la vie quotidienne est effectivement l’occasion d’améliorer son attention, à condition de la réaliser dans ce but.

 
se redresser comme un tigre
Apprendre 5 étapes dessin
IDEAAL

Apprendre : Six étapes du succès

résumé de l’article de Jean-Philippe Lachaux du journal  CERVEAU & PSYCHO N° 143 |

Comment réussir dans (presque) tous ses apprentissages ? En s’appropriant six règles de fonctionnement de nos neurones, pressenties par deux psychologues américains, John Bransford et Barry Stein en 1993 (The IDEAL Problem) et remises à jour par les neurosciences.

 

1 Identifier un problème 2 Définir un objectif 3 Explorer 4 Anticiper 5 Agir 6 Look back and learn, se retourner sur ce qu’on vient de faire et apprendre.

Quand on trouve la solution d’un problème, des neurones rejouent à l’envers le « chemin  » inverse et mémorisent ainsi l’enchaînement des idées.

Régulation émotionelle

Les émotions encore et toujours. Elles sont bien cachées et voici un article de Jean-Philippe Lachaux du journal  CERVEAU & PSYCHO qui les débusque à l’aide des neurosciences.

journal: Cerveau et psycho octobre 2022